.



Rencontre FLE 2009

Ateliers


A1 : Gabriella Vernetto


Les outils du web 2.0 pour l'apprentissage du FLES

 
Le passage au web 2.0 a modifié l'approche aux technologies pour les enseignants de langues aussi: Plus de facilité pour trouver des documents et des informations, plus d'interactivité, les apprenants et les professeurs deviennent facilement consommateurs et auteurs (consommacteurs) de produits. Cependant la simplicité n'est qu'apparente et il faut savoir utiliser ces instruments de manière critique.

Au cours de l'atelier, il s'agira d'explorer les points faibles et les points forts de certains outils (blogues, wiki, réseaux sociaux, TBI...) et de montrer quelques exemples d'application concrète. Plus précisément, il s'agira d'analyser les retombées et les limites de deux projets réalisés au cours de l'année 2009 : le premier concerne l'utilisation de blogues (du professeur et des étudiants) et d'un réseau social réservé aux étudiants dans le cadre d'un cours universitaire (FLE) ; le deuxième un projet-wiki réalisé avec des lycéens (FLS).

A2 : Michèle Bosquet

Du son et du sens

Si c’est en parlant une langue que l’on apprend à la parler, alors c’est en l’écoutant que l’on apprend à la comprendre ?

Sans doute... mais « écouter » une langue est une activité complexe qui fait intervenir différentes compétences et connaissances, aussi bien linguistiques qu’extralinguistiques, sans quoi toute communication orale ne serait pas communication mais un simple pèle-mèle de sons sans aucun sens.

C’est d’ailleurs souvent la première impression des apprenants face à la majorité des documents audio que nous leur présentons. Ils ont pourtant en général plus de ressources pour appréhender ces documents qu’ils n’en ont conscience. Dans cet atelier, nous verrons comment nous, enseignants, pouvons les aider à les découvrir et à les utiliser et ainsi les amener à développer des stratégies efficaces pour aborder les situations orales.

A3 : Nathalie Carvin

Comment combiner cours de langue et pédagogie de l'aventure ? Exemple du projet de Montanalingua

Entre 2005 et 2006,  l’IS Aix-en-Provence a eu l’opportunité de participer à un projet européen dans le cadre du programme SOCRATE.

Ce projet, c’est Montanalingua dont l’institut de langue Dialoge Lindau est à l’origine. Il s’agit de combiner le cours de langue avec la pédagogie de l’aventure : les apprenants quittent la salle de classe pour faire des jeux d’aventures basés sur la coopération. Ils sont dans un parc, la nature ou la ville, ils font par exemple des randonnées. L’apprentissage de la langue étrangère, à partir du niveau initial A2  est incorporé dans ces activités d’aventures. En même temps, les activités réclament et développent les compétences sociales des adolescents. Certaines de ces activités sont néanmoins tout à fait faisables en classe et l’objectif de cet atelier est de montrer aux enseignants comment les manipuler et quelles compétences développer.

A4 : Lidwien van Dixhoorn

Enseigner avec RFI


La radio est un véritable atout pour l’enseignement et l’apprentissage du français. Le site « RFI langue française » propose des ressources pédagogiques « prêtes à enseigner » pour entraîner vos élèves à la compréhension de l’oral à partir d’émissions d'actualité. Avec les fiches pédagogiques et les parcours d'écoute du site "langue française" de RFI, vous pouvez faire entrer la radio dans la classe dès le début de l’apprentissage pour  habituer vos élèves à l’écoute radiophonique. Nous verrons comment vous pouvez les aider à développer des stratégies d’écoute afin de progresser en compréhension orale.

A5 : Philippe Liria

Les coulisses d’un manuel scolaire et nouvelles tendances

Quel professeur n’a pas rêvé d’avoir en classe un manuel fait sur mesure ? Ce serait un livre malléable à souhait, selon les élèves et leurs motivations ; et aussi selon les centres d’intérêt de chacun. La réalité, pourtant, est parfois bien différente car avant d’arriver sur la table de l’enseignant le livre est passé par de nombreux filtres : celui des auteurs, celui des programmes, celui des éditeurs, celui des distributeurs, etc.

Dans le même temps, soucieux d’apporter au professeur un manuel complet mais qui tiendrait compte de la réalité de la classe, qui varie selon les paramètres géographiques, pédagogiques, didactiques, etc., l’éditeur de FLE commence à s’appuyer sur les nouvelles technologies pour que le professeur trouve à partir de la méthode choisie un ensemble  de contenus qu’il pourra façonner en fonction du profil de ces élève.

L’éditeur se transforme ainsi en intermédiaire : d’une part, il rassure l’enseignant en lui apportant les contenus qu’il attend, et d’autre part, il se veut porteur des nouvelles approches pédagogiques et des nouvelles technologiques sur lesquelles elles s’appuient.

Dans cet atelier, nous voulons vous proposer une brève analyse du parcours que suit cet objet si quotidien dans nos classes et pourtant souvent méconnu. Nous voulons aussi aborder une réflexion autour du livre d’aujourd’hui et les tendances de demain avec leurs conséquences dans nos cours.

A6 : Charles Piquion

À chacun sa prise de parole avec le conte

La pratique du conte en classe de FLE ne peut se contenter d'activités centrées sur l'écriture et la lecture de contes. L'approche du conte dans son aspect oraliture peut trouver une place privilégiée pour donner l'occasion d'apprendre à raconter.

Chercher à développer le plaisir de dire, de séduire, de convaincre et d'entraîner un auditoire au terme d'une problématique narrative est l'axe recherché à travers l'activité conte.

L'approche du conte de tradition orale génère une activité mentale intense. La compréhension et l'appropriation du conte, sa mise en bouche repose sur la capacité du conteur à utiliser ses images mentales, les motifs, les structures narratives qu'il a préalablement mises en mémoire

Trois étapes vont intéresser nos apprenants, entendons plutôt nos apprentis conteurs :

 - le travail d'exploration et d'appropriation du conte où l'on utilisera tous les moyens visuels, kinésiques et où les mémoires seront largement sollicitées. Le conteur choisit son parti pris, son angle d'attaque ;

- le moment de contage proprement dit où l'on  installe complicité, voire connivence avec  son auditoire, c'est un moment de partage ;

- le temps de l'évaluation qui permet d'apprécier le chemin que l'histoire a pris.

A7Monique Denyer

Peut-on parler de tâche sans séquence didactique ?

Dans la perspective actionnelle prônée par le Cadre européen commun de référence, la tâche apparaît souvent comme l’activité par excellence. Cependant, un professeur, un formateur ou un auteur de materiels ne devrait pas proposer une tâche aux apprenants sans concevoir la séquence didactique qui la rend possible... et efficace.

Mais quelles caractéristiques cette séquence doit-elle présenter ? L’atelier proposera aux participants d’analyser les contenus, la progession et l’approche pédagogique d’une unité conçue dans une perspective actionnelle et dont la tâche reposerait sur des fondations solides.

A8 : Carmen Vera

Comment profiter des ressources audio-visuelles de l’Internet en classe de FLE : obtenir du matériel et créer ses propres activités en ligne.

Dans cet atelier, on montrera comment obtenir des ressources audio-visuelles sur Internet, afin de les utiliser en classe de FLE: on présentera les plateformes du web 2.0 qui permettent aux professeurs de langues de récupérer « à coup de curseur » ou périodiquement ces ressources, et celles qui facilitent également la création de ses propres ressources.

Les professeurs apprendront à s’inscrire sur ces plateformes afin de commencer à recevoir ou à créer des fichiers audio-visuels. Finalement, on montrera comment créer une activité interactive en ligne qui pourra englober les ressources audio-visuelles présentes sur la Toile et qui sera prête à être proposée aux élèves.

A9 : Chantal Parpette

Les concepts didactiques à l’épreuve de la classe

La recherche en didactique du FLE se manifeste par deux positionnements différents : une approche de type descriptif, analytique, et une approche de type plus interventionniste. Sans vouloir les opposer de manière manichéenne, on peut dire que la première permet des analyses fines sur les processus d’apprentissage, les déroulements de classe ou les outils pédagogiques, tandis que la seconde mène des analyses dans le but de construire des propositions d’enseignement. Dans une didactique interventionniste, le pragmatisme l’emporte sur la sophistication de l’analyse. La transformation en acte pédagogique des données de l’analyse conduit à des compromis comme on peut facilement l’imaginer, mais aussi – et c’est plus intéressant – à réviser certains concepts élaborés par la didactique du FLE tels que la centration sur l’apprenant  ou les niveaux de compétence.

D’autres concepts pourraient être abordés (authenticité des échanges, dialogues dans les manuels de FLE, primauté de l’oral, etc.), mais pour garder à l’atelier sa fonction de lieu de réflexion collective et d’élaboration, nous traiterons uniquement la centration sur l’apprenant et la question de l’hétérogénéité des niveaux de compétence. Nous proposerons aux participants de réfléchir à la fois :

1)    aux limites de la mise en œuvre de ces concepts dans la classe ;

2)    aux moyens de les adapter au mieux aux réalités des situations d’apprentissage.

A10 : Sylvie Wuattier

La poésie dans tous ses états : écriture collective et individuelle à partir de slams

Les activités que nous proposons dans le cadre de cet atelier ont été réalisées en classe de FLE avec des étudiants de niveaux B1 et B2. Il va sans dire qu’elles pourront être modifiées, complétées et, nous le verrons ensemble, adaptées à d’autres niveaux.

Les activités se déclinent toutes en trois étapes :

-    une étape dite de découverte pour le premier contact avec le slam ;

-    puis une étape de compréhension pour approfondir certains aspects linguistiques et/ou culturels ;

-    et finalement une étape d’expression pour amener à la production d’un slam collectif.

Comme ce parcours suit une démarche progressive et systématique, il permet, si on le souhaite, une adaptation aisée à d’autres documents, voire d’autres slams.

Dans cette démarche, l’enseignant n’a plus le rôle de référence, mais plutôt celui de personne-ressource qui aide à élaborer des stratégies et des techniques pour la construction de nouveaux savoir-faire. Elle propose aux apprenants qui n’ont pas toujours l’habitude d’écrire de les réconcilier avec cet acte (même pour ceux peu enclins à le faire) et de créer chez eux un rapport différent avec la langue pour provoquer l’envie de dire et parfois même d’exprimer ce qu’ils n’auraient pas imaginé exprimer dans leur propre langue.

A11 : Christian Ollivier

Approche interactionnelle et web 2.0 - l'exemple du projet Babelweb

Cet atelier montrera des exemples pratiques de mise en œuvre de l'approche interactionnelle et de la didactique invisible présentées dans la conférence  Approche interactionnelle, web 2.0 et didactique invisible.

Il présentera des exemples pratiques de sites  qui montreront comment faire évoluer la didactique et de motiver les apprenants tout en redonnant à l'enseignant son rôle d'expert.


A12 : Catherine Flumian

Théâtre or not théâtre ? L’impro interactive : joute de langage verbal et non verbal

La dynamisation d’un groupe classe est liée à de multiples facteurs : le facteur interactionnel en est un. Provoquer les rencontres ou les affrontements dans la classe en motivant le déplacement des espaces et en en créant de nouveaux : voici l’un des enjeux du recours aux méthodes théâtrales. De même, l’aspect ludique du training d’acteurs permet de briser les barrières psychologiques de la peur et incite l’apprenant à se jeter à l’eau ou à se prendre au jeu. Le recours aux techniques dramatiques permet de toucher des registres de langues et des types de discours oraux qui seraient difficilement praticables en classe sans le recours à l’improvisation.

Dans cet atelier, nous vous proposons de vivre des exercices empruntés aux training d’acteurs qui peuvent être appliqués et adaptés en classe de FLE à différents stades de l’apprentissage, ainsi que de réfléchir à leur mise place et à leurs enjeux tant psychologiques que pédagogiques.


Espace d'échanges d'expériences

E1 : Isabelle Kross

Les premiers sons : approche phonétique dans un cours de débutants germanophones

La structure non isomorphe du français pose d’énormes problèmes à des apprenants dont la langue maternelle se base sur la phonétique. Cela m’a amené à faire une nouvelle expérience didactique avec un cours de débutants (dans ce cas des étudiants allemands) ;  pour faire appel aux compétences cognitives, j’ai choisi la base de l’image accoustique et non visuelle.
Il m’a semblé important de montrer, dès les premiers cours, le rôle crucial que joue la prononciation pour une bonne communication, aidant ainsi l’apprenant à changer son approche dans l’apprentissage de la langue.
J’ai donc demander à mes étudiants de ‚jouer le jeu‘ en se basant en premier lieu sur l’oral et non sur l’écrit.
Les résultats à la fin du cours ont souligné les avantages de cette nouvelle approche :
- une bonne prononciation grâce aux règles phonétiques qui facilite
- la compréhension orale, ainsi que
- le passage à l’écriture et automatiquement
- le passage à la lecture.
Ma présentation montrera le côté didactique et pragmatique de ce cours.

E2 : Krastanka Bozhinova

Activités de simulation pour un enseignement-apprentissage dynamique et efficace de langue

Ma pratique de professeur à l’American University in Bulgaria se situe dans le domaine du français langue étrangère (à partir du niveau A1 jusqu’au B2) et du français de spécialité européenne (niveau B2/C1). Dans l’esprit des directions du CECR et de sa perspective actionnelle, je me réjouis d’appliquer des scénarios d’enseignement-apprentissage en classe de français général construits autour de la réalisation de différents types de tâches. Inspirée par les méthodes récentes de FLE comme Rond-Point, j’ai décidé de transposer cette approche en classe de français de spécialité.

E3 : Martine Dubois

La correction phonétique en classe de fle : quand ? avec quels moyens ?

Nous allons d'abord échanger nos commentaires sur différents points : quelle place accordez-vous à la correction de la prononciation ?, à quelle fréquence, dans quelles circonstances ?, quelles sont les principales difficultés rencontrées ?, quels sont les résultats ?, etc.
Puis je vous présenterai les méthodes disponibles avec leurs avantages et leurs inconvénients : phonétique articulatoire, discrimination auditive, phonétique combinatoire, etc.
Nous étudierons la présence de la correction phonétique dans les manuels puis nous finirons par la présentation des grands principes de la phonétique corrective verbo-tonale et un exemple d'application.

E4 : Valérie Willié

L'enseignement du FLE en cours particuliers para téléphone et Internet


Je suis professeur de FLE auprès d’adultes par téléphone et Internet depuis 2 ans. J’ai eu l’occasion de mener une recherche personnelle, dans le cadre de mon mémoire de Master, intitulée « Vous voyez ce que je veux dire ? : Une analyse du cours particulier par téléphone et son développement possible par la multimodalité synchrone via internet."
L’enseignement tel que je le pratique me passionne de par la technologique qu’il utilise, les défis qu’il ouvre, mais aussi les difficultés qu’il impose. La dimension du cours particulier (one to one), sa durée (30 minutes), la distance, la variété des élèves (niveaux et origines), sont quelques-uns de mes axes de réflexion. La nouveauté est source de réactivité et de créativité constante et tout est à construire dans ce nouvel environnement !

E5 : Marie-Laure Lions-Olivieri

Enseigner la civilisation : pour quoi faire ?


En considérant le CECR comme base de travail, nous devons constater que la composante culturelle et interculturelle de la communication  n’est traitée que dans le chapitre 5.1 compétences générales.
Aussi, cet échange d’expériences a pour objectif :
- de faire le point sur la place que chacun accorde à la civilisation dans son enseignement,
- d’observer comment cet enseignement de la civilisation s’articule dans le cadre du CECR et dans le parcours de formation,
- de réfléchir à la perspective dans laquelle on peut ou on veut aborder la civilisation.

Travail de groupes : après avoir ancré le sujet à partir de différents documents déclencheurs (citations, extraits du CECR, de conférences, d’articles ...) pour lancer les échanges, les participants travailleront sur du matériel didactique avant de faire le bilan de la séance.

E6 :  Adrien Payet

Le projet théâtral en français langue étrangère

Je vais partager avec les autres participants mon expérience de plus de 5 ans dans le théâtre et le FLE au travers de réflexions et exercices pratiques. Je verrai donc quels sont les intérêts pédagogiques du théâtre (source de motivation pour l’apprenant, travail de l’oral de manière ludique, etc.), quels en sont les problèmatiques (le choix de l’intra ou de l’extra scolaire, combien de temps consacrer au projet ?, quels sont les besoins techniques , etc.) et je finirai par quelques exercices pratiques pour travailler
la voix, la gestuelle, l’improvisation et la dynamisation.

E7 : Isabelle Montes

Le développement durable en tant qu'approche dans un cours de français

Au cours de l'année scolaire 2008-2009, l'école officielle de langues (Escuela Oficial de Idiomas) de La Carolina, Jaén, a mis en place un projet mettant le développement durable au coeur de l'activité de l'établissement. Ainsi, nous avons adopté le développement durable comme fil thématique pour l'enseignement des contenus lexicaux et socioculturels ainsi que pour l'apprentissage des "attitudes" inhérentes à l'apprentissage des langues étrangères.  Je vais donc animer un espace d'échanges  pour montrer comment nous avons intégré le développement durable en tant qu'approche dans un cours de français.

E8 :
Mari Paz Rosillo et Maryse Sellier

Spécificités des cours et des apprenants en milieu professionnel

Les centres de formation ont comme clients des particuliers qui assistent à des cours « formatés » mais aussi des entreprises. Dans cette présentation : entreprise = lieu de travail (bureaux, usine…). Le professeur assurant les cours pour ces clients-là va donc devoir se déplacer sur le lieu de travail du / des apprenant(s) pour y dispenser ses cours.
Le but de cet échange sera donc d’appréhender, en tant que professionnels (professeurs de FLE) ce type de cours en tenant en compte toutes ses caractéristiques et toutes les contraintes qui y sont associées.
 
Les contenus qui pourront être développés lors de l’échange seront : spécificités du public, du lieu, des cours ; l’analyse des besoins des apprenants ; l’enseignant : quelles compétences doit-il avoir ; les ressources : où chercher le matériel qui va servir de support à ce type de cours.