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Rencontre FLE 2009

Conférences



C1 : Évelyne Rosen
et Claus Reinhardt

Perspective actionnelle : de la théorie aux pratiques de classe

Le texte du CECR est désormais bien connu et mobilisé dans la classe de langue, qu’il s’agisse de la définition des niveaux A, B, C, des descripteurs correspondants ou bien encore des activités d’interaction, de médiation, de réception ou de production. Ces données sont certes précieuses pour l’enseignant mais peuvent parfois également dérouter : comment concilier en effet idéal pédagogique (en l’occurrence la mise en place des principes du CECR et notamment de la perspective actionnelle qu’il prône) et réalités de la classe ?

Dans cette conférence, nous souhaiterions mettre en avant les apports et les enjeux de la perspective actionnelle pour la classe de langue : dans un premier temps, en nous plaçant sur un plan théorique, nous reviendrons sur les (r)évolutions effectuées depuis l’approche communicative et nous cernerons clairement ce qui change (et ce qui va/doit changer) pour l’enseignant et sa classe. Dans un deuxième temps, nous détaillerons et illustrerons les modalités pratiques de tels changements dans et pour le quotidien de la classe de FLE et de FOS.

C2 : Christian Ollivier

Approche interactionnelle, web 2.0 et didactique invisible


Le Cadre Européen Commun de Référence (CECR) se fonde sur une perspective actionnelle qui ne connaît que deux grands types de tâches : les « tâches ‘cibles’ ou de ‘répétition’ ou ‘proches de la vie réelle’ » et les « tâches pédagogiques communicatives […] assez éloignées de la vie réelle et des besoins des apprenants ». L'émergence du web 2.0 incite à proposer de nouvelles tâches permettant de  mettre en œuvre une approche interactionnelle qui pose l'interaction sociale comme déterminante pour toute (co-)action et communication.

Comment cette approche interactionnelle peut-elle compléter et enrichir l'approche retenue par le CECR en introduisant des tâches réellement authentiques susceptibles de faire changer les pratiques de classe ? En quoi le web 2.0 est-il une plateforme idéale pour sa mise en œuvre?

Nous présenterons les réponses que le projet Babelweb développe autour du concept de « didactique invisible ».





  

C3 : Francis Yaiche

L’utilisation de la photo dans la classe de langue étrangère
 

Que peut-on faire à partir d’une photo en classe de langue ? Tout ou à peu près tout ! Par exemple, très simplement, mettre des couleurs et des tons sur une photo en noir et blanc si l’on veut travailler le lexique de la couleur et le présentatif « il y a » ; mais aussi se présenter à partir d’une photo en disant pourquoi elle plaît ou ne plaît pas ; ou encore, imaginer qu’une photo est parue à la « Une » du journal du matin et en écrire les gros titres, imaginer que la photo est le visuel d’une publicité dont il faudra écrire l’accroche et l’argument, déchirer une photo en deux ou en plusieurs morceaux puis essayer de la recomposer, inventer une histoire dont la photo (ou les photos) est le témoignage, etc.



Cette animation, axée sur la pratique de classe et les techniques d’animation, s’emploiera à démontrer que la photo est un support privilégié pour favoriser l’expression écrite, l’expression orale ou le montage de jeux de rôles, et ce, quels que soient les publics. Que ce soit pour décrire, inventer, argumenter, raconter, identifier, se présenter, la photo est un lieu d’expression  riche et on recensera plus d’une soixantaine d’activités susceptibles d’être développées dans des contextes d’apprentissage variés (langue générale ou langue de spécialité). La photo peut être également utilisée pour lancer une « Simulation globale ».

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Une réflexion didactique et psychopédagogique complétera systématiquement ce « parcours » pour montrer que la photo est :

-    un mode d’expression contemporain que les jeunes générations affectionnent particulièrement et pour lequel ils disposent d’une vraie compétence (décryptage sémiotique mais aussi production créative)

-    un support projectif favorisant une catharsis des passions personnelles et sociales, permettant donc souvent de lever les inhibitions et verrous qui bloquent l’accès aux processus d’apprentissage.