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Rencontre FLE 2008

Ateliers

A1 : Adriana Davanture

Comment motiver les enfants dans une perspective actionnelle

Pour apprendre, il est nécessaire de socialiser. On impose très tôt à l’enfant d’intégrer une structure sociale lui permettant d’être en relation avec d’autres enfants. Mais souvent il n’a pas de motivations réelles pour apprendre si ce n’est que par imposition scolaire et/ou familiale.
Et si on lui proposait de participer à des activités créatives et amusantes ? Si à travers ces activités l’enfant arrivait à atteindre des objectifs qui lui seraient intéressants ? S’il était capable de proposer, négocier et décider avec d’autres partenaires pour concevoir un produit final ?... 
Il est sûr que l’acquisition du savoir chez un enfant aussi autonome se ferait autrement.
Dans le processus d’enseignement/apprentissage des langues étrangères, la perspective actionnelle situe l’apprenant face à des actions quotidiennes et significatives pour qu’il devienne auteur et acteur de son propre apprentissage.

A2 : Àngels Campà
De la métamorphose à la statistique en passant par la musique

Il est certain que la meilleure manière d’apprendre la langue, qu’elle soit maternelle, seconde ou étrangère, c’est en l’utilisant comme langue d’apprentissage. Le développement de projets EMILE (Enseignement d’une Matière Intégré à une Langue Étrangère à l’École) sera l’occasion de réaliser des apprentissages disciplinaires en même temps que l’on développera des compétences en langue étrangère. Cet atelier permettra de réfléchir aux contraintes imposées par ce type de méthodologies et vous aidera à créer des activités EMILE à partir des déclencheurs proposés.

A3 : Christian Ollivier
Babelweb et espaces virtuels d'utilisation de la langue

L'atelier présentera le projet Babelweb (http://projetbabelweb.wordpress.com) et la façon dont il entend mettre en oeuvre une approche interactionnelle de l'enseignement/apprentissage des langues. Babelweb propose des tâches en ligne qui permettent aux apprenants dès le niveau A1 de participer à de mini-projets et d'utiliser réellement et de façon motivante la langue qu'ils sont en train d'apprendre. L'atelier présentera également d'autres espaces virtuels permettant aux apprenants d'utiliser le français dans des interactions réelles.

A4 : Mario Rinvolucri
Comment éviter le "burnout" (ou l'épuisement par le travail)

On connaît tous de bons enseignants épuisés par le travail, réduits à un état de dépression. Le "burnout" est, malheureusement, l'un des véritables pièges et dangers de notre vie de prof.
Cet atelier vise à vous munir d'un instrument de travail qui pourra vous libérer de la crainte de tomber, un jour, dans cet état d'épuisement morale, psychique et physique.
Il s'agit de la "supervision mutuelle", un procédé qui provient de la thérapie. Le but de cet l'atelier, sera dans un premier temps de vous décrire ce procédé et, dans un deuxième temps, que vous l’expérimentiez. C'est une technique qui sera, je l’espère, pour certains d'entre vous, une nouvelle ressource précieuse pour conjurer les dangers de la route qui s'étend devant vous.

A5 : Matilde Martínez
Le Portfolio Européen des Langues (PEL) : un outil pour l'éducation plurilingue et un outil pour l'évaluation

Le Portfolio Européen des Langues (PEL) est un ensemble souple de documents où les apprenants doivent consigner systématiquement les compétences linguistiques acquises, les diplômes obtenus aussi bien que les expériences linguistiques et pluriculturelles qu'ils jugent intéressantes. L'atelier propose de montrer des activités pour tirer parti de cet outil afin qu’il soit pour nos élèves un vrai carnet de bord les faisant avancer dans la compétence plurilingue, dans l'auto-réfléxion et l'auto-évaluation.

A6 : Corinne Royer et Catherine Flumian
L’authenticité dans la simulation : ressemblances et divergences entre l’action en classe de FLE et l’improvisation théâtrale

Le Cadre Européen Commun de Référence suggère d’organiser le cours de langue étrangère autour de la réalisation de tâches communicatives et l’apprenant y est défini comme un acteur social. L’acteur social dont parle le CECR n’est pas un acteur de théâtre, mais comme lui, il a un rôle à jouer et pour agir, il doit savoir comment, pourquoi, avec qui et dans quel but. La tâche, en cours de langue, devient expérience vécue si elle est délimitée par un contexte qui cerne bien le problème à résoudre et permet aux acteurs/apprenants de préciser leur rôle et leur statut social. Le cadre de la tâche communicative ressemble alors à la démarche d’improvisation théâtrale.
Dans cet atelier, nous proposons d’explorer, à travers la réalisation d’une tâche, l’authenticité de l’interaction qui peut être obtenue grâce à la contextualisation d’une simulation du réel, ainsi que la valeur pédagogique de la simulation en classe de FLE.

A7Gilles Castro
Et vous trouvez ça rigolo ?

De nombreux locuteurs des niveaux avancés (C1, C2), dans lesquels se retrouvent tous les professeurs de français, ont parfois quelques difficultés à cerner, dans les actes de langage quotidien, dans des situations d’énonciation courantes (travail, famille, médias) les sous-entendus, les implicites culturels  (pour parler comme le CECR) qui marquent le discours d’originalité ou de créativité. C’est là un des traits constitutifs de toute langue bien vivante que de créer du sens sous-jacent à la déclaration : cela peut être du deuxième degré, d’autres fois l’emploi du tour ironique ou de la dérision.
A partir d’exemples courants, cet atelier entend débusquer les  malentendus de la communication qui naissent de la méconnaissance de ces saillies du langage. On montrera notamment combien le tour ironique, autrefois dans les lettres de noblesse ( Montesquieu, Voltaire..) se réfugie de plus en plus dans le parler populaire ; combien le deuxième degré tend à déserter les sphères du travail ; pourquoi l’autodérision n’est plus qu’un exercice permis entre amis. Autant de signes de l’esprit de sérieux qui frappe nos sociétés et donc nos pratiques langagières.

A8 : Chantal Parpette
Rapprocher la compréhension orale en classe de la réception orale en situation naturelle

L’habituelle mise en parallèle entre compréhension orale et compréhension écrite tend à masquer la différence très importante qui existe dans le fonctionnement cognitif et communicatif de la réception orale et de la réception écrite en situation naturelle.
Un écrit est un discours fixe, que le lecteur peut lire à son rythme, manipuler à son gré par des arrêts, des retours, des survols. Ce traitement reste globalement le même en classe même si l’enseignant par ses consignes oriente en partie la manière de lire de l’apprenant. Tout enseignant sait en effet que face à un texte et en dépit de ses consignes, l’apprenant reste très libre dans ses procédures de lecture. La classe ne change pas fondamentalement le rapport que l’apprenant entretient avec le texte.
Il en va tout autrement de l’écoute. Le discours oral est fugace ; un énoncé chasse l’autre, sans permanence possible. Or si l’on regarde comment la classe de langue traite le discours oral, on observe qu’elle transforme un discours continu, unique et fugace en discours segmenté et stabilisé par les écoutes multiples. La compréhension orale en classe entretient donc avec la réception orale en situation naturelle une relation bien différente de celle qui lie la lecture à son homologue didactique.
Ce constat conduit à se poser la question suivante : dans quelle mesure la classe de langue traite-t-elle cette spécificité essentielle de l’oral qu’est la fuite du discours ? Pourrait-on imaginer des formes d’enseignement/apprentissage de la compréhension orale davantage déterminées par ce paramètre, donc moins marquées par les habitudes de traitement de l’écrit et plus spécifiques au canal sonore ? 
En même temps, il n’est pas question de nier la nécessité des écoutes segmentées et répétées dans le processus d’apprentissage d’une langue étrangère. Ce n’est donc pas de changement de stratégie d’enseignement de l’oral qu’il sera question dans cet atelier, mais d’élargissement, de manière à ajouter aux procédures habituelles des procédures explicitement destinées à travailler la réactivité à l’écoute, la compréhension immédiate.
Après une démonstration rapide de l’écart important qui existe entre la compréhension orale en classe et la réception orale en situation naturelle, nous essaierons de construire des propositions pédagogiques au service de cette stratégie.

A9 : Marie-Laure Lions-Olivieri

 Une classe ? Pourquoi pas !

Est-ce une bonne idée de mettre dans une même salle de classe des ados et des personnes qui n’en sont plus ? Pourtant tous les jours le cas se produit partout dans le monde ...
Les uns ont pris l’habitude depuis longtemps déjà d’être des acteurs et les autres des spectateurs.
Mais aujourd’hui l’espace-temps habituel de la classe est brouillé par les nouvelles voies d’accès à la connaissance, loin des héritages traditionnels, des schémas de pensées canoniques et loin des sentiers battus de la transmission scolaire.
Le prof n’est plus l’unique référent et l’école est une réalité qui devient de plus en plus étrangère. « La répétition engendre l’ennui » estime le biologiste J.D. Vincent.
Alors, comment faire pour qu’ados et ex-ados trouvent leur compte « entre les murs » ?
Comment l’apprentissage d’une langue peut-il faire éclater cet espace-temps et en engendrer un autre ? Qui sont les véritables acteurs ? Quel est l’objectif des uns et des autres dans une « classe de français » ? Et si on y trouvait du plaisir, finalement ?

A10 : Cédric Sautour
Comment proposer des activités ludiques pour les apprenants visuels, auditifs et kinésiques ?

Parce qu’elle détourne l’attention de l’apprenant de la pure intention d’apprendre, parce qu’elle introduit le plaisir et l’émotionnel, composante essentielle de l’apprentissage, l’activité ludique est devenue un élément indispensable de la didactique des langues. En effet, le jeu valorise la prise de décision de l’élève, favorise sa prise de parole et, en instaurant un espace de plaisir, il permet de créer des dispositions favorables à un meilleur apprentissage de la langue étrangère. De plus, il renforce l’interaction (solidarité/compétition) et la communication entre les apprenants et se révèle donc par là comme très bénéfique à la dynamique de groupe. Mais l’intérêt didactique du jeu dans l’enseignement d’une langue étrangère n’est plus à démontrer.  
Cependant, trop souvent, les enseignants oublient que tous les apprenants ne se ressemblent pas et que certaines activités, certains jeux favorisent un type d’apprenant plutôt qu’un autre. Dans un premier temps nous tenterons de les identifier puis nous verrons comment élaborer des jeux qui impliqueront tous nos apprenants dans un enseignement efficace de la langue. Nous proposerons des activités concrètes répondant aux besoins de tous, notamment en favorisant l’utilisation de mimes en association à la langue.

A11 : Yolanda Rennes

Comment appliquer la démarche actionnelle dans la ESO ?

Quelques pistes de travail pour construire l’action en français.
Le besoin de résoudre un problème motive notre curiosité à apprendre. Sachant cela, nous enseignons une langue pour répondre à cette nécessité. Soyons donc concrets et socialement réels, pour que notre public adolescent se trouve reflété dans notre enseignement, et par là-même motivé dans son apprentissage.
L’atelier des COMMENT ?
Nous verrons, à base d’exemples d’activités et de progressions concrètes dans une classe d’apprenants adolescents :
Comment construire notre cours basé sur l’actionnel ?
Comment choisir les objectifs d’une séance ?
Comment organiser le groupe-classe pour travailler dans une dynamique actionnelle ?
Comment mettre en place un travail par les tâches ?
Comment  intégrer l’évaluation : à quel moment et de quel type ?
Cet atelier propose d’analyser ces étapes que nous, enseignants, rencontrons avant, pendant et après chaque cours.


A12 : Anouk Pouliquen-Groz

Anouk Pouliquen-Groz a aimablement accepté de remplacer Mme Anne-Marie Jaussaud qui ne peut malheureusement pas animer  son atelier "jouer pour apprendre".
Nous avons fait appel à Anouk Pouliquen-Groz car les 2 ateliers autour du jeu qu'elle a animés pour les Rencontres de 2006 et 2007 ont recontré un vif succès.
Cette année, elle proposera des jeux et activités ludiques pour "débloquer" la parole, parler "en continu", mais aussi des jeux de communication, de coopération et des jeux de négociation.
 

Échanges d'expériences

Espace 1 : Damien Chabanal, Maître de conférences, France

Mise en place de cours de correction phonétique
pour étudiants sinophones de niveau A2

En tant qu’enseignant de FLE pour des étudiants étrangers chinois (niveau A2), nous avons mis en place, au SUEE (Service Universitaire des Étudiants Étrangers, Clermont- Ferrand) un cours d’oral visant à améliorer leur prononciation du français.
Ces étudiants rencontrent au cours des séances en laboratoire de langue des difficultés récurrentes en phonétique (le voisement, la liaison, l’intonation et l’apprentissage du groupe rythmique). Ce sont ces difficultés qui nous ont amenées à la conception d’une plate-forme TICE, appelée « FLE-PHONE » qui propose des parcours de formation plus individualisés et plus rapides en matière de phonétique.
Cette plate-forme, qui repose sur les méthodes d’entraînement intensif (Bradlow et al, 1996; Iverson et al, 1996), permet à l’apprenant après un trimestre de corriger notablement un des problèmes récurrents aux sinophones : le voisement (exemple : confusion t/d).
Nous présenterons ici les résultats d’une étude sur 12 étudiants chinois de niveau A2 qui ont testé notre plate forme de correction phonétique s’inspirant des mêmes principes de méthode d’entraînement intensif. Nous comparerons ensuite ces données à  un autre groupe de 12 étudiants chinois de même niveau qui a suivi parallèlement à leurs camarades, un enseignement traditionnel en laboratoire de langues.

Espace 2 :
Alain Sarragosse, Attaché de Coopération pour le français, Espagne

Quelques réalisations des groupes de travail "EMILE"

"Dans un contexte où les langues s’affirment comme un élément moteur de la mobilité européenne et du rapprochement des peuples, l’enseignement des langues est plus que jamais un enjeu d’importance des politiques éducatives. C’est dans ce souci de plurilinguisme que doit s’inscrire la promotion de la langue française. A ce titre, la diffusion de la culture et des valeurs liées à la langue doit s’effectuer à travers une collaboration étroite, afin que ce projet réponde de façon efficace aux exigences éducatives de nos partenaires. "
Cet espace d'échange d'expériences vous permettra de connaître quelques réalisations des groupes de travail "EMILE" mis en place de janvier à juin 2008 par le Departament d'Educació de la Generalitat de Catalogne et qui ont précédé l'ouverture de nouvelles sections EMILE dans les centres éducatifs catalans lors de cette rentrée scolaire.

Espace 3 : Michaël Magne, Directeur des cours de L'Institut Français de Cracovie, Pologne

Entre polonais et italien, aisance et difficulté dans l'acquisition d'une structure linguistique autre et similaire

Je partirai de ma propre expérience d'apprenant français d'italien et de polonais pour souligner les risques et les sécurités que l'apprentissage de ces langues peuvent engendrer. Ceci pour se rapprocher de la situation d'un apprenant de langue romane ou d'une langue très différente lors de son apprentissage de la langue française.
Nous discuterons des atouts et des dangers que des langues sœurs peuvent présenter, de même que des particularités des langues plus éloignées. A travers nos remarques et nos expériences nous verrons dans quelles mesures et comment les structures linguistiques peuvent être abordées et traitées. Pour nous aider pour la mise en place d'un processus d'enseignement et d'acquisition de l'apprenant, nous réfléchirons entre autres aux stratégies contrastives, communicatives et actionnelles qui pourraient être appliquées

Espace 4 : Laurence Alemanni, Professeur d'Université,
Royaume Uni

Préparer le Diplôme de Français Médical : Échanges à propos d’une expérience de travail collaboratif.


Comment motiver et impliquer les étudiants à préparer les épreuves d’un diplôme au
format rigide comme le DFM en évitant un fastidieux bachotage ?  Il a été proposé aux étudiants de français médical des Universités King’s College de Londres, et de l’université de Vanderbilt dans le Tennessee de créer leurs propres épreuves, tout en respectant le format du diplôme, et de les soumettre aux étudiants de l’autre université.  Lors de la session d’échanges, on présentera ce travail de collaboration, on s’attardera sur les difficultés rencontrées par les étudiants et leurs remédiations.
On regardera comment cette tâche amène les étudiants à une professionnalisation de leur usage de la langue, et quelles peuvent en être les limites. On discutera de l’aide qu’apporte ce travail aux étudiants, d’une part dans la réussite aux épreuves du diplôme, et d’autre part de l’intérêt que l’on peut y trouver pour leur formation en français médical. Enfin, on évaluera la possibilité de dupliquer ce type de travail dans l’apprentissage d’autres langues à visée professionnelle.

Espace 5 : Marie-Christine Fougerouse, Professeur d'Université, France

Activités variées pour la classe de FLE


Pour la présente communication, je propose un ensemble d’activités toutes testées en classe de Français Langue Etrangère. Elles reposent sur une trame méthodologique qui appliquée à des supports similaires est adaptable à d’autres niveaux et/ou à d’autres objectifs. Il s’agit de ressources de travail que chaque enseignant peut revisiter en vue d’une adaptation à son contexte d’enseignement/apprentissage.
La première vise l’expression orale en interaction des apprenants. L’objectif final est de présenter son voisin et ce dès le niveau A1. La seconde activité consiste en une discrimination auditive à partir d’une chanson. La troisième activité porte sur la compréhension écrite des faits divers. Il s’agit de faire prendre conscience à l’apprenant qu’à partir d’un repérage des éléments fondamentaux, il est relativement aisé de repérer la trame narrative et de saisir le contenu. La quatrième activité a pour finalité le décodage d’une notice de médicament. A première vue, ce document élaboré par des spécialistes est quelque peu rebutant pour un étudiant étranger bien qu’il s’avère parfois utile. En s’appuyant sur du repérage, il est cependant possible d’en décoder les grandes lignes dès le niveau A1+.
Ces activités ne sont que des exemples pratiqués en classe et « qui marchent ». Néanmoins, elles peuvent être modifiées, complétées, transformées et adaptées pour aller plus loin. Elles pourront être une source d’échanges.

Espace 6 : Charles Piquion, Formateur de professeurs et conteur, France

Le conte en classe de FLE


Le conte est un art de la parole singulier, qui dans un cadre donné, permet et invite à la créativité, à l'improvisation. Le conte permet au conteur d'installer un rapport de complicité avec son auditoire voire de connivence. Le conteur se fabrique ses propres images, prend un parti-pris, développe un point de vue, il agence son histoire tel un metteur en scène.
Nous nous interrogerons sur la pertinence de l'utilisation d'un médium qui favorise la prise d'initiative dans le discours, qui permet à chacun de trouver sa stratégie discursive. La structure du conte, sa mécanique, son mouvement, ne sont-ils pas autant d'éléments favorisant la prise de parole ? Contes étiologiques, contes merveilleux, contes de randonnées, contes facétieux
etc. Chaque type de conte propose un style narratif, une construction particulière de la narration. Alors, il nous faudra nous questionner sur la façon d'installer une séance de contes, sur la façon de faire participer des apprenants débutants en utilisant le conte.
Nous échangerons sur les activités de déblocage, de créativité, de mémorisation sur des pratiques de conteur, sur la place de l'enseignant dans le cadre de cet espace d'échange d'expérience.
 
Espace 7 : María José Arevalo, Professeur de français dans la secondaire, Espagne

La compétence numérique et la compétence linguistique : ensemble grâce à la perpective actionnelle.


Depuis la dernière réforme de l'enseignement en Espagne, la pédagogiqe de toutes les matières est orientée vers un travail par compétences. Parmi les huit compétences proposées, nous allons ici mettre en rapport la compétences linguistique, c'est à dire comment enseigner le FLE avec succès, et la compétence numérique ou comment apprendre aux élèves à bien intégrer les outils informatiques dans leur cursus.
Parmi toutes les possibilités qui nous sont offertes par Internet, nous exposerons comment les web quest (ou cyberquêtes), wikis et blogs nous permettent d'améliorer et approfondir l'apprentissage de la langue tout en appliquant la perspective actionnelle.
Pour tirer le meilleur profit de ces ressources, il faut d'abord établir les buts pédagogiques qu'on veut atteindre avec les activités proposées, maîtriser (un peu) la technique et déterminer une évaluation adéquate à la tâche demandée.
Nous montrerons aussi quelques exemples qui ont été mis en place dans notre établissement et qui pourront servir comme inspiration dans la salle de classe.

Espace 8 : Philippe Liria, Auteur d’ouvrages de FLE
Espagne

Grammaire en contexte et pédagogie actionnelle

Il existe aujourd’hui un large consensus aussi bien chez les enseignants que chez les élèves que la grammaire doit occuper une place importante dans le processus d’apprentissage d’une langue. On ne peut apprendre une langue sans poser son regard sur les formes. Mais encore faut-il le faire de façon à ce que la grammaire ait un sens.
La perspective actionnelle en privilégiant justement les besoins de l’apprenant entraîne dans le même temps une nouvelle considération de la grammaire.
Dans cet échange d'expériences, nous essaierons de voir comment, loin de s'opposer, action et grammaire font au contraire bon ménage dans la classe.

Espace 9 : Eulàlia Vilagines, Professeur de français dans la secondaire, Espagne

L’intercompréhension, pour quoi faire ?


De quelle manière devons-nous communiquer en Europe ? Est-il envisageable de penser qu’on peut tous parler les langues de nos voisins ? Quand on est européen est-on obligé d’être des polyglottes ? Les experts ont été catégoriques. Seuls certains ont la capacité de naviguer d’une langue à une autre sans aucune difficulté. Ce qui est tout à fait raisonnable, en revanche, c'est l’idée de comprendre plus d’une langue, ce qui voudrait dire comprendre une bonne partie de nos voisins.
Dans le cas des langues romanes, lorsqu’on en parle une, en comprendre trois devrait être extrêmement facile, spécialement si on se centre sur la compréhension écrite. EuRom4, un projet des années 90 de quatre universités européennes, est une approche didactique pour un public de langue maternelle romane qui propose d’apprendre à lire de manière simultanée et en une période de temps assez courte (30 – 40 heures) trois langues, tout en développant certaines stratégies de lecture. Après la découverte des passerelles lexicales, morphologiques et syntaxiques que nous offrent les langues romanes, “naviguer entre les langues” devient facile. Tout l’apprentissage se base sur le bagage linguistique de chacun, celui de la langue maternelle, et sur la haute proximité de ces langues.
La mise en place de la méthode dans plusieurs cursus européens nous a permis de mesurer à quel point on peut être efficaces pour la construction d’une Europe avec des citoyens “romanphones”. C’est depuis la perspective d’une quinzaine d’années d’expérience que nous voulons présenter l’approche EuRom4, qui compte à présent avec cinq langues d’apprentissage (portugais, espagnol, catalan, italien et français), du nouveau matériel et de nouveaux publics.

Espace 10 : Francesca Jándula, Professeur de français en EOI, Espagne

Voulez-vous passer les "oposiciones" de l'EOI ?

Vous avez déjà fait des "oposiciones" ? Vous en avez l’intention l’année prochaine ? Qu’est-ce que c’est une programmation didactique ? Comment prépareriez-vous l’exposé oral ? Si vous pensez avoir une réponse à toutes ces questions ou vous en cherchez une, participez dans le débat sur les "oposiciones" pour être professeur d’EOI. Exprimez vos doutes, racontez vos expériences, découvrez d’autres points de vue. 

Espace 11 : Danièle Geffroy Konstacky, Professeur d'Université, République Tchèque

Comment encourager la lecture ?

Pendant cet espace d'échange d'expériences, j'aimerais vous présenter le DVD SULLI, Sur le chemin du livre, projet européen Socrates Lingua 2, que nous avons realisé avec plusieurs partenaires afin d'encourager la lecture d'oeuvres littéraires des cinquante dernières années.

Espace 12 : Núria Blajé Ribas, Professeur de français dans le secondaire, Espagne

Une expérience théâtrale

Cette année l'IES Vicenç Plantada va organiser la 9e édition du Festival International de théâtre jeune francophone, en collaboration avec le Departament d'Educació de la Generalitat, l'Institut Français de Barcelone et la mairie de Mollet del Vallès.
Pendant ces années, ont participé au Festival des groupes d'élèves avec leurs professeurs, venant de : La France, le Québec, le Maroc, le Liban, la Belgique, la Hollande, le Luxembourg, la Réunion, la Roumanie, la Hongrie, l'Italie, le Montenegro, la Serbie, la Turquie, en plus de groupes de Valencia et de groupes catalans.
Je vous présenterai donc ce festival en détail et répondrai à toutes vos questions dans cet espace d'échange d'expériences.

Espace 13 : Christian Ollivier, Professeur d'Université,
La Réunion


Internet et l'enseignement des langues
 
Cet espace d'échange d'expérience permettra à tous ceux ayant participé à l'atelier de Christian Ollivier et aux autres professeurs intéressés par l'utilisation d'Internet en cours de faire part de leurs difficultés ou des réussites obtenues grâce à cet outil.